dimanche 9 novembre 2008

Collection Automne (Novembre 2008)

Mais qu'est-il arrivé à John Legend? Celui-ci semble avoir troqué son piano et sa splendide nu soul contre un synthé Yamaha échappé des 80's et nous pond Evolver, un album criard, prétentieux et boursoufflé, osant tout: les mélodies pompières , les chansons sirupeuses et un sample très premier degré de Dire Straits. Là, on ne suis plus, mais alors plus du tout. Du marasme on sauvera juste Green Light, qui, accompagné d'André 3000 d'Outkast, adopte le style drum & bass liquid d'Hospital Records.

John Legend feat. André 3000 - Green Light

De toute façon l'électro est la nouvelle terre que les producteurs américains viennent explorer à la recherche de matière première, que ce soit dans sa version eurodance (cf. T.I. ou Wiz Khalifa) ou au contraire, dans sa version minimaliste et tribale sous forte influence Detroit, à l'instard de Ron Brownz, accompagné des bourrins du Dipset Jim Jones et Juelz Santana sur Pop Champagne.

Ron Brownz feat. Jim Jones & Juelz Santana - Pop Champagne (Remix)

Je suis prêt à parier ma chemise que Siriusmo ne devrait d'ailleurs pas tarder à être pillé, vu la qualité des productions du teuton. Et quand c'est Boys Noize qui signe la version edit de Mein Neues Fahrrad sur son propre label, BNR, les jambes et/ou la nuque ne s'en remettent pas.

Siriusmo - Mein Neues Fahrrad (Boys Noize Edit)

Quelques uns pourtant se contrefoutent de l'electro et restent de fidèles gardiens du temple classique, tels Devin The Dude et son hip hop laidback et enfumé. Devin a frappé à quatre reprises cette année avec trois albums coup sur coup (Smoke Sessions Vol. 1, Hi Life, Landing Gear) et un best-of, Greatest Hits, pour Rap-A-Lot. Tout cela sent la fin de contrat et j'espère que Devin The Dude, l'un des rappeurs de Houston les plus injustement sous-estimés, rebondira très vite.

Devin The Dude - I Can't Make It Home

samedi 8 novembre 2008

Le Monastère de Shaolin (Men From The Monastery/Men From Monastery/Disciples Of Death) (Chang Cheh - Shaw Bothers - 1974)

Second volet du cycle de Shaolin de Chang Cheh, à la fois séquelle et préquelle de 2 Heros, Le Monastère de Shaolin reprend donc les mêmes acteurs, Chen Kuan-Tai, Chi Kuan-Chun, Alexander Fu-Sheng, dans les mêmes décors et sur une trame à qui se veut à peu près similaire (la résistance d'une poignée de héros à l'oppresseur Mandchou dans la seconde moitiè du dix-huitième siècle). Sauf qu'en fait c'est la trame qui va dans le décor, puisque je dois convenir que l'histoire est du grand n'importe quoi. Le Monastère de Shaolin commence comme un banal film de justicier dans la ville (un ancien moine de Shaolin, joué par Alexander Fu-Sheng, fait le ménage dans son tiéquar) puis change de héros pour reprendre la même trame avec un autre justicier qui cherche à venger son père (Chi Kuan-Chun) puis passe à la narration d'une vague histoire de résistance contre les Mandchous, qui finissent pas incendier Shaolin et traquer une poignée de résistants qui meurent tous sauf un dans un sanglant combat final. Vous n'avez rien compris? Ce n'est pas grave, Chang Cheh visiblement non plus. Restent les combats, beaux et violent, chorégraphiés par l'incontournable Liu Chia-Liang et cette façon inimitable de filmer les morts, qui se tordent de douleur en hurlant tout en combattant durant cinq bonnes minutes avant de passer de vie à trépas. Bon, faut quand même être un aficionado du genre pour tenir, même si les images sont très belles.



Second film of the Shaolin saga filmed by Chang Cheh, Men From The Monastery is plagued by a terrible story: you just don't understand anything. But the fights are all right.

samedi 1 novembre 2008

Bost & Bim - Yankees A Yard 2 (Bost & Bim - 2007)

Le succès du premier volume a conduit le duo Bost & Bim à récidiver 2 ans plus tard, quelque soit la peine plancher encourue, avec un nouveau tome de "reggae dancehall remix". Sur 17 riddims originaux, composés pour l'occasion, Bost & Bim découpent et assemblent 54 extraits de tubes hip hop, dancehall, R&B, soul et rock (avec Janis Joplin et les Beatles en invités surprise). L'effet de surprise, justement, ressenti à l'écoute du premier Yankees A Yard est quand même éventé et la recette, si elle reste efficace, révèle un systématisme qui tourne un peu en rond. En ne retenant qu'entre 30 secondes et 1mn 30 au maximum de chaque a capella utilisé, Yankees A Yard 2 met un peu tous les morceaux au même niveau et du coup rien ne sort vraiment du lot. Les bonnes idées ne sont en tout cas pas poussées jusqu'au bout, une piste chassant rapidement l'autre. On pourra argumenter que c'est l'esprit même d'un sound system ou d'une mixtape, mais pour ma part j'avancerais que Bost & Bim ont, en fait, travaillé très vite, sans se casser franchement le cul, et que ça s'entend. C'est dommage, d'autant qu'une fois de plus les riddims utilisés sont aussi variés et excellents que sur le numéro 1. Tout cela donne surtout envie de se procurer les versions longues des remixes, tant ces courts extraits laissent en bouche un goût d'inachevé. Heureusement que You Tube est là:







Yankees A Yard 2
cache quand même deux bonnes surprises dans ses pistes cachées, avec deux bombes en version complète cette fois. Impossible de mettre la main sur les références de ces deux pistes mais promis, dès que je les ai, je les indique.



Second volume of the French duo Bost & Bim reggae dancehall remixes of urban smashes serie. Good stuff but Bost & Bim need to find something else now...