vendredi 9 janvier 2009

Jon Hendricks - Tell Me The Truth (Arista - 1975)

Une vraie tête de vainqueur !!! C'est un peu la première chose qui vient à l'esprit quand on contemple la pochette de Tell Me The Truth. Pourtant, Jon Hendricks ne collectionne pas les reproductions de monuments en allumettes mais appartient à la catégorie assez rare des chanteurs de jazz. Si Le Chanteur De Jazz fût le premier film du cinéma parlant, les chanteurs de jazz n'ont en réalité jamais eu un impact aussi profond sur l'inconscient collectif que celui qu'ont pu l'avoir leurs homologues féminines. De très grandes interprètes comme Sarah Vaughan, Billie Holiday appartiennent à la légende de la musique. Mais en matière de jazz, les hommes se doivent d'abord d'être de très grands musiciens et/ou de très grands compositeurs. Des chanteurs,? Pas vraiment. C'est juste bon pour les femmes en quelque sorte... Jon Hendricks est pourtant l'un des plus grands chanteurs de jazz encore en activité, célébré par les amateurs pour sa maîtrise du scat et sa capacité à utiliser sa voix comme un véritale instrument. Je n'en écrirais pas plus, vu que dans l'ensemble je suis tout de même forcé de convenir que je ne connais que très peu de chose en jaaazz. Mais Tell Me The Truth s'écoute plus qu'agréablement. Flat Foot Boogie, qui ouvre l'album, est l'un de ces morceaux que l'on aime jouer très fort le matin tandis que la guitare de No More prend des accents funky inattendu. Tell Me The Truth est une agréable et réussie petite tentative bossa nova, tandis que I'll Bet You Thought I'd Never Find You penche plutôt vers la samba et aurait sans doute du succès si l'acid jazz était encore à la mode. D'ailleurs, Dusty Groove recommande chaudement ce disque rare mais pas introuvable (http://www.dustygroove.com/item.php?id=3yn8vf5fh3&ref=browse.php&refQ=cat%3D38%26amp%3Bformat%3Dlp). A vrai dire c'est aussi un peu normal, vu qu'ils le vendent.

Jon Hendricks - I'll Bet You Thought I'd Never Find You

Dusty Groove said it better than what I can write, especially in English: "One of the greatest records ever by Jon Hendricks -- one of our favorite male jazz singers of all time! The album's an obscure 70s session that features Jon opening up from earlier days -- moving into a bit of soul, a bit of funk, yet still keeping things really strong on the jazz tip. This added range of expression unlocks the depths of Hendricks' really expressive vocal style -- a combination of warmth and pyrotechnics, all held together with a raspy tone that makes us hang on every single word. Includes the massive jazz dance track "I'll Bet You Never Thought I'd Find You", a nice take on "Naima", plus "On the Trail", "No More", and a good version of Gil Evans' "Blues for Pablo".

samedi 3 janvier 2009

Gildas & Masaya - Paris (Kitsuné - 2008)

D'abord uniquement destiné au marché japonais, ce mix de Gildas & Masaya, Paris, est finalement disponible partout dans le monde et partout dans l'univers afin de répondre à la demande avide de fluokids en mal de bangers electro saturée et electro rock. Pourtant le packaging est hideux et le disque mixé à la truelle. Il faut dire que Gildas et Masaya, patrons du label Kitsuné et de la marque de fringue du même nom, jouent aux dj's en parfaits dilettantes, puisque de nos jours tout le monde, même ton patron, est un peu dj. Restent que nos compères ne sont pas à la tête de l'un des labels electro actuels les plus hype pour rien et ils ont utilisé leur important carnet d'adresse pour livrer une sélection impeccable, à défaut d'être correctement mixée. Pile dans l'air du temps, donc vite périssable, Paris reste encore comestible en ce tout début 2009. D'ailleurs, les ethnomusicologues pourront sans doute, en mettant la main sur ce disque dans une centaine d'années, se faire une bonne idée de ce qu'écoutait la jeunesse dorée du début du siècle. Soient quelques poids lourds (Hot Chip, The Chemical Brothers, Gossip, Fischerspooner), une poignée de seconds couteaux confirmés (Digitalism, Chromeo), quelques révélations récentes (In Flagranti, Does It Offend You, Yeah?, Cazals), le tout parfois remixé par les petits maîtres de la blog house (Cut N Rub, Crookers, Lifelike, Guns 'N' Bombs, autoKratz). L'écoute dans un salon à l'heure du thé sera donc assez difficile.

Gildas & Masaya - Paris

Exclusive mix only destinated to the japanese market, Paris is now largely available. Gildas & Masaya, Kitsuné bosses, clearly don't really know how to mix correctly, but they have at least the connections necessary to establish a banging tracklisting.

vendredi 2 janvier 2009

Sampled - Volume 4 (Virgin - 2003)

Heureux temps celui où sortait des compilations comme cette formidable série éditée par une major (eh oui) au début des années 2000. Le concept n'était pas franchement innovant (réunir des morceaux originaux dont un sample a été à la base d'un tube) mais l'exécution est impeccable, tant par la pertinence des morceaux sélectionnés que la réelle rareté de certains d'entre eux. Chose encore plus curieuse, certain des morceaux sampleurs sont eux aussi complétement passés aux oubliettes, souvent pour de bonnes raisons d'ailleurs. Franchement, qui se souvient encore de Just Another Groove de Mighty Dub Katz, soupe house filtrée samplée sur le Disco Juice de Cloud One ou encore de Only One In Your Love de Botany 5 (qui ca?). On se rappelle par contre d'avantage de Supernatural Thing de Ben E King qui en est à la source. Le but de ce propos n'est pas de démontrer que les originaux sont systématiquement supérieurs, loin de là même. Qui peut ainsi prétendre que Midinight In A Perfect World de DJ Shadow présente un intérêt musical moindre à The Human Abstract de David Axelrod? Le sample ici est le support d'une nouvelle création non moins pertinente. Bon, tout celà juste pour vous dire que la vraie rareté est le premier morceau de la compilation, He's Gonna Step On You Again de John Kongos, qui fût repris par les Happy Mondays sous le nom de Step On. J'ignorais complétement que Step On était une reprise et encore plus l'existence de John Kongos, pourtant star sud-africaine de la pop psyché des 70's. Chose encore plus curieuse, He's Gonna Step On You Again, qui figurait sur l'album John Kongos de 1971, fût enregistré avec la même équipe que celle travaillant pour Elton John. Comme quoi, un lien existe entre Shaun Ryder, Bez et Elton John. Il fallait juste trouver lequel.

John Kongos - He's Gonna Step On You Again

Sampled Volume 4 is the last volume of an excellent serie of compilations edited at the beginning of the 2k's. The real curiosity here is He's Gonna Step On You Again of John Kongos, a song covered by The Happy Mondays (Step On). I completely ignored that Step On was a cover, especially when you realise that He's Gonna Step On You Again was realised by the team that was producing Elton John at the time. If you were looking for a secret link between Shaun Ryder, Bez and Sir Elton John, here it is.