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dimanche 16 août 2009

Vampyros Lesbos - Sexadelic Dance Party (Crippled Dick Hot Wax - 2006)

Attention, titre piège: ce disque ne contient pas uniquement la B.O. de Jess Franco, Vampyros Lesbos. Il compile en fait des extraits de deux albums sortis en 1969, Psychedelic Dance Party et Sexedelic, qui eux-même réunissaient 3 bandes originales de films du mythique Espagnol: Erbin Des Dracula (Vampyros Lesbos), donc, mais aussi Sie Tötete In Ekstase (She Killed In Ecstasy) et Der Teufel Kam Aus Akasawa (The Devil Came From Akasawa). Financés par un producteur germanique, ces trois films bis bénéficièrent aussi du talent de Manfred Hübler et Siegfried Schwab pour leur B.O. Bon, quand on parle de talent, il ne faut pas non plus se tromper: les deux teutons sont quand même assez loin du niveau atteint à la même époque en Italie par Ennio Morricone ou Piero Picciono pour des films pourtant du même acabit. Joyeuse partouze kitsch et instrumentale de guitares fuzz, d'orgues hammond et de sitar sans doute directement improvisée en studio, Vampyros Lesbos s'écoute joyeusement et sans déplaisir. On peut même y dénicher en plage 9 un pur petit joyau, Necronomania, un moment rare où tous les éléments semblent enfin être en place, la mélodie jouée au piano dégageant même une rare et mélancolique sensualité.

Siegfried Schwab & Manfred Hübler - Necronomania


Jess Franco in now considered like a genius. And the soundtracks compiled on this record, Erbin Des Drcaula (Vampyros Lesbos), Sie Tötete In Ekstase (She Killed In Ecstasy) and Der Teufel Kam Aus Akasawa (The Devil Came From Akasawa) are highly revered by sleazy soundtracks connoisseurs for pretty damn good reasons.


jeudi 21 mai 2009

DJ Smokestack presents Shitala - Indian Disco Funk Thrillers (Music India - 2008)

DJ Smokestack, de son vrai nom Arjuna Sayyed, n'est pas un crate digger comme M. et Mme Tout Le Monde. Plutôt que de paisiblement hanter les marchés aux puces et les magasins de vinyls d'occasion des grandes villes des Etats-Unis, il préfére hanter les arrières-boutiques infestées de vermines et d'insectes des marchands de disque de Calcutta, à la recherche du beat parfait dans d'obscures B.O. de films Bollywood des 70's et 80's. Loin d'être un simple gimmick ou une marque de fabrique kitsch, l'homme est visiblement habité par une vraie passion et un vrai respect pour cette musique. L'article de Waxpoetics qui conte la génèse de Shitala est en ce sens tout à fait révélateur: http://waxpoetics.com/content/?article=india
Shitala n'est donc pas une mixtape de breaks comme il en pullule car elle en explore la face épicée au curry, une infernale bacchanale ressucitant des chanteurs avec la voix d'Yves Mourousi (sur Kis Ne Dekha: Kai Kal), des divas en sari à la voix de crécelle, au son de tablas et percussions en furie, de basses qui tuent et d'envolées psychédéliques. On regrettera juste l'absence complète de crédits et d'informations sur les auteurs ou interprètes de ces merveilles, seuls les titres figurant sur la pochette du CD. Le même article de Waxpoetics permet quand même d'en savoir un peu plus sur certains titres dont celui joint à ce blog, Y.O.G.A., présenté comme la réponse indienne au YMCA des Village Popoles.

Kalyanji Anandji - Y.O.G.A.

During a trip to India in summer of 2007, Arjuna Sayyed (aka DJ Smokestack) spent three days in Kolkata digging through thousands of moldy and forgotten records in a dark, vermin-infested backroom. The fruits of his labor are much more pleasant than the work itself, as Sayyed has assembled an upbeat Bollywood breaks blockbuster of a mix in Shitala (ironically, the name of a Hindu deity who hates dirt). The focus is on soundtrack disco and funk tracks of 70s and 80s Bollywood with "an emphasis on Indian breaks... compiled with the dancefloor in mind." Needless to say, unless you're real up on your Bollywood, you've probably never heard any of this before (Source: Turntable Lab)

jeudi 7 mai 2009

Roma Violenta - La Cinevox Si Incazza (Cinevox - 2003)

J'ai trouvé une excellente définition des "poliziotteschi" sur la jaquette des DVD de la collection Italie A Main Armée de Neo Publishing. "Dans les années 70, l'Italie évolue dans un climat social trouble et particulièrement violent. La police et les politiciens sont corrompus, la mafia et les contrebandiers règnent en maître sur le pays. Le terrorisme, avec les Brigades Rouges et tous les autres groupes subversifs, fait planer un sentiment d'insécurité. La réponse du cinéma italien pour exprimer les angoisses d'une société profondément agressée se fait sous la forme de ces polars âpres et très politquement incorrects. Ils ont en général pour héros un flic solitaire qui décide de combattre le crime avec les mêmes armes que ses adversaires. Fusillades, agressions, courses poursuites, actes de violence gratuits en sont les ingrédients de base", avec des bandes originales qui tuent le plus souvent leur race. On peut trouver celles-ci en CD pour au minimum 40 euros. J'en ai même vues qui dépassait les 100 euros. Et je ne vous parle pas du prix des vynils. Pour les amateurs, à part le p2p, les compilations sont donc le moyen les plus accessible pour découvrir cet univers composé de rythmiques funk explosives, de guitare wah wah endiablées, d'arrangement de de cordes classieux et de synthès psychés, auquel se sont frotté tous les grands noms de la BO rital. Roma Violenta réunit ainsi quelques uns des thèmes les plus connus du genre, signés Stelvio Cipriani, Goblin ou encore Franco Bixio. Ils illustrent les exploits de Tomas Milian, Luc Merenda ou Maurizio Merli dans des films aux titres aussi évocateurs que La Via Della Droga, Squadra Antigangsters, Napoli Si Rebella ou Il Giorno Del Cobra. Et si la musique est bien, que valent les films me direz-vous? J'ai en acheté trois pour une poignée de roupies, dont vous ne trouverez d'ailleurs aucun extrait dans Roma Violenta: Roma A Mano Armata (Brigade Spéciale), Il Trucido E Lo Sbirro (Le Clan Des Pourris) et La Banda Del Trucido (L'Exécuteur Vous Salue Bien). Globalement, pour les amateurs de films déviants, le spectacle vaut le détour. Imaginez la truculence et la violence des western spaghetti (qui expriment les mêmes angoisses que les "poliziotteschi" et parlent aussi surtout de l'Italie) alliée à un zest de Dirty Harry et quelques influences de polar à la française à la Melville.

Goblin - La Via Della Droga

Roma Violenta is a musical tribut to a cinema genre that produced absolutely brilliant soundtracks: "poliziotteschi", the italian cop movie. In a good "poliziotteschi", you usually can see a bad ass cop that decides to clean the city, the end justifying the violent means. Globally it was a way for italian cinema to express the decay and the violence of italian society during the dark years of the 70's.

mercredi 29 avril 2009

Sex Sleaze And Soul (Nice Treat - 2004)

C'est maintenant sûr: on va tous crever comme des chiens de la grippe mexicaine. Quoique ce serait plutôt comme des porcs. En tout cas, le battage médiatique autour de cette nouvelle épidémie semble irréelle et me donne surtout l'impression d'avoir été téléporté dans une série B. La série B (voire Z ou X), c'est justement tout le propos de Sex Sleaze And Soul: 30 bandes annonces ou extraits audio et 11 thèmes originaux issus du cinéma d'exploitation des 60's et 70's. Pour les bilingues, écouter les pubs pour de purs nanards comme Some Of My Best Friends Are, Naughty Stewardesses, Incredible 2-Headed Transplant, The Gay Deceivers ou The Big Doll House réserve de purs moments de bonheur. Même le son parfois un peu limite et l'absence complète de crédits sont complètement raccords avec le projet.

Johnny Pate - Bucktown (Title Theme)

De quoi en fait avoir sacrément envie de voir les films en question. Petit mirale de l'internet, les bandes annonces se trouvent assez facilement sur les sites de partage video. Rien que pour vos yeux ébahis, vous pourrez donc vous extasier devant les charmes des Naughty Stewardesses et frémir devant le mythique Incredible 2-Headed Transplant.



Sex Sleaze And Soul is a brilliant collection of 30 genuine radio spots (adverts) for 60s and 70s exploitation movies along with 11 funky/soulful main themes from 60s and 70s exploitation (mainly blaxploitation) movie soundtracks. After listening to it, you just want to watch the full movies.



samedi 18 avril 2009

West Goes To Pop - A Ringo-Beat Cocktail Collection (Cinevox Record - 2004)

Le Western Spaghetti a deux arbres qui cachent toute la forêt: Sergio Leone et Ennio Morricone. Il faut dire que leur ombre est sacrément imposante et intimidante. Au point que la bande-originale de western est quasiment devenue synonyme du nom du second. Tout un tas de petits maîtres, pas forcément moins talentueux, sont ainsi passés au second plan, du moins pour le grand public. Si connaisseurs et collectioneurs se battent pour acquérir les B.O. signées Luis Bacalov, Piero Umiliani, Franco Bixio, Bruno Nicolai ou Guido & Maurizio De Vangelis, ils restent bien les seuls. C'est donc tout le mérite de West Goes To Pop que de réunir 16 chansons originales signées de ces seconds couteaux, voire tâcherons inspirés, de l'illustration sonore. Tous dans une veine country & western/pop et folk, je me dois de reconnaître qu'en fait peu de morceaux se détachent réellement du lot et dépassent le cap du simplement sympathique ou de l'anecdotique. Ce sont les trois premiers morceaux du disque les meilleurs: Ehi Amigo C'E' Sabata de Marcello Giombini est une intéressante variation psychédélique autour d'une trompette mariacchi. La ligne de basse de Lo Chiamavano King de Luis Bacalov est, elle, furieusement sexy pour un western. Quant à la chanson titre de Django de Luis Bacalov, elle bénéficie surtout de travail de réhabilitation critique de ce chef d'oeuvre crépusculaire et nihiliste signé Sergo Corbucci.

Luis Bacalov - Lo Chiamavano King (Theme Song)

West Goes To Pop is a compilation of 16 songs from obscure spaghetti westerns from the 60's and 70's. Some are signed by real but forgotten masters of this game: Luis Bacalov, Piero Umiliani, Franco Bixio, Bruno Nicolai or Guido & Maurizio De Vangelis. The best songs are the three first of the record: Ehi Amigo C'E' Sabata by Marcello Giombini, Lo Chiamavano King and Django, both by Luis Bacalov.


vendredi 14 novembre 2008

Le Maître d'Armes (Fearless) (Ronny Yu - Rogue Pictures - 2006)

Après une bonne dose de Shaw Brothers, voir un kung fu pian réalisé récemment change agréablement. Le Maître d'Armes fait office de purgatoire et de résurrection pour Jet Li et Ronny Yu, dont il scelle le retour au pays après pas mal de déboires hollywoodiens, entre séries B plus au moins réussies, petit rôles et bessoneries nanardeuses. Ni le metteur en scène, ni l'acteur ne prennent donc le moindre risque, comptant l'histoire authentique d'un héro chinois de la fin du 19ème siècle, Huo Yuanjia, dont le parcours revêt une trame dramatique très classique. Fils d'un maître des arts martiaux, Huo Yuanjia devient un lutteur craint dont la vanité cause l'assassinat de sa fille et de sa mère. Dévoré par la douleur, Huo ère sur les routes et est recueilli par une famille de paysan pendant plusieurs années. La communion avec la nature lui permettra de retrouver la paix intérieure et de regagner Tianjin où il fait amende honorable et découvre avec amertume la Chine sous la tutelle humiliante des puissances occidentales. Huo décide alors de remonter sur le ring afin de défier les champions occidentaux, sauver l'honneur de la Chine et créer un école d'art martiaux. Il finira empoisonné au cours d'un combat suite à la perfidie d'un homme d'affaire Japonais.

On est en terrain archi connu: glorification exacerbée du nationalisme chinois, désir de revanche (tempéré par le personnage d'un lutteur japonais qui s'oppose aux pratiques de son compatriote empoisonneur), cheminement intérieur, philosophie asiatique de café PMU et renaissance dans la douleur à travers la pratique des arts martiaux et l'exil.

Mais si le fond ne brille guère par son originalité, la forme est sans faille: gros budget visible à l'écran, photo splendide, réalisation au cordeau, combats brutaux réglés au millimètre par un Yuen Woo-Ping en forme et surtout présence de Jet Li. Ce dernier s'essaie d'abord (avec un peu de maladresse) à une palette dramatique plus complexe qu'à l'accoutumée dans ses films chinois mais finit par réendosser le costume du héro chinois, sobre, chaste, invincible et infaillible (sinon par traitrise), très proche du Wong Fei Hung d'Il Etait Une Fois En Chine, qu'il maîtrise parfaitement.



The plot of Fearless is not very original but the alliance of Yuen Woo-Ping and Jet Li is the insurance of seing exciting fights.

samedi 8 novembre 2008

Le Monastère de Shaolin (Men From The Monastery/Men From Monastery/Disciples Of Death) (Chang Cheh - Shaw Bothers - 1974)

Second volet du cycle de Shaolin de Chang Cheh, à la fois séquelle et préquelle de 2 Heros, Le Monastère de Shaolin reprend donc les mêmes acteurs, Chen Kuan-Tai, Chi Kuan-Chun, Alexander Fu-Sheng, dans les mêmes décors et sur une trame à qui se veut à peu près similaire (la résistance d'une poignée de héros à l'oppresseur Mandchou dans la seconde moitiè du dix-huitième siècle). Sauf qu'en fait c'est la trame qui va dans le décor, puisque je dois convenir que l'histoire est du grand n'importe quoi. Le Monastère de Shaolin commence comme un banal film de justicier dans la ville (un ancien moine de Shaolin, joué par Alexander Fu-Sheng, fait le ménage dans son tiéquar) puis change de héros pour reprendre la même trame avec un autre justicier qui cherche à venger son père (Chi Kuan-Chun) puis passe à la narration d'une vague histoire de résistance contre les Mandchous, qui finissent pas incendier Shaolin et traquer une poignée de résistants qui meurent tous sauf un dans un sanglant combat final. Vous n'avez rien compris? Ce n'est pas grave, Chang Cheh visiblement non plus. Restent les combats, beaux et violent, chorégraphiés par l'incontournable Liu Chia-Liang et cette façon inimitable de filmer les morts, qui se tordent de douleur en hurlant tout en combattant durant cinq bonnes minutes avant de passer de vie à trépas. Bon, faut quand même être un aficionado du genre pour tenir, même si les images sont très belles.



Second film of the Shaolin saga filmed by Chang Cheh, Men From The Monastery is plagued by a terrible story: you just don't understand anything. But the fights are all right.

samedi 25 octobre 2008

La Forteresse Cachée (The Hidden Fortress) (Akira Kurosawa - Toho/Wild Side Films - 1958)

Aborder un chef-d'oeuvre authentique du patrimoine cinématographique mondial est toujours un exercice intimidant en France. Par peur de se frotter à la culture dite "majeure" peut-être, le cinéma ayant été élevé au rang d'art majeur par une école critique ancrée dans la théorie et la posture intellelectuelle pure et n'ayant pas encore su dépasser la politique des auteurs initiée par François Truffaut en 1955. On en oublie, du coup, que si les écrits sont souvent abscons et obscurs, les oeuvres cinématographiques étudiées peuvent être, elles, d'une simplicité et d'une beauté lumineuse. La preuve avec La Forteresse Cachée, chambara picaresque comptant l'épopée d'une princesse, d'un général et de deux voleurs dans la tourmente des guerres des clans du Japon médiéval.

Pourquoi donc crier donc au chef-d'oeuvre pour un banal film d'aventures en kimono? Pour quelques raisons toutes simples:

- Le film a beau avoir été réalisé en noir et blanc en 1958, il reste d'une modernité formelle ébouriffante.
- Mené sans temps mort, son tempo enfonce ue bonne partie de la production contemporaine.
- Sa simplicité, sa lisibilité, son ancrage dans le grand spectacle populaire sont ici des signes manifestes d'intelligence.
- Le cinéma est un art et à contempler l'agencement des plans, la beauté de la photographie, les mouvements de caméra et en regardant juste ce que l'on voit à l'image, on touche du doigt instinctivement ce qui sépare un véritable cinéaste d'un tâcheron.
- Chaque scène paraît anthologique, de la révolte des prisonniers au duel au milieu des drapeaux en passant par les ballets de la fête du feu.
- Il contient en germe tout un cinéma populaire à venir. Le ton picaresque annonce celui du western spaghetti tandis que Georges Lucas confessera être venu y chercher la trame de Star Wars.



The Hidden Fortress is an authentic masterpiece, far from the boring 50's movie I first thought it would be.

jeudi 9 octobre 2008

Gorge Profonde (Deep Throat) (P.D. Inc. - 1972)

Alors là, afin de ranimer une audience défaillante, Zorba le Break va faire dans le trivial, le cul, la gaudriole, le graveleux. Gorge Profonde, c'est d'abord un film légendaire à la trajectoire hors norme (voir sur ce sujet l'excellent documentaire Inside Deep Throat). Deep Throat, c'est le film que vos parents ou grand-parents babyboomers sont allés voir secrètement en Suisse, dont ils parlent encore l'air émoustillé. Gorge Profonde, c'est la vaguelette qui a annoncé le tsunami pornographique à venir et qui ne s'est depuis jamais tari. En quelques années la libido tout juste libérée des populations productives occidentales va être submergée par un flot interrompue de reproductions sur pellicules de l'acte sexuel de façon non simulée. Ce sont les fresques du Vicola Del Lupanare de Pompei mises enfin à la portée de toutes les bourses...Après cette remise en perspective, je dois convenir que regarder Deep Throat aujourd'hui ne procurera pas la moindre excitation sexuelle au spectateur mâle moyen. Mais on pourra contempler à loisir une époque où la représentation de la chair à l'écran était certes moins esthétique, moins épilée, mais dans l'ensemble vachement plus joyeuse. Sur un fond de papier peint à grosses fleurs et de musique psyché, Linda Lovelace et s'amis se livrent à d'amusantes bacchanales dans une apparente et communicative bonne humeur. Pour un peu, en fait, on se croirait dans les bonus de Boogie Night. Les hardeurs y ont la moustache plus grosse que la bite et la fellation, pénible passage mécanique et obligé dans le porno moderne, y est subtilement mis en abîme par le scénario du film: Linda Lovelace découvre que son clitoris se situe au fond de la gorge et que seule la fellation est à même de lui déclencher des orgasmes.

Deep Throat is the movie that your parents or grand parents went to see secretly in the 70's. Watching nowadays, is like watching Boogie Nights cut scenes: hairy girls, moustaches bigger than dicks and globaly actors having fun on the screen.

samedi 30 août 2008

Le Nouveau Justicier de Shangaï (Man Of Iron) (Chang Cheh/Pao Hsueh-Li - Shaw Brothers/Wild Side Video - 1972)

A côté des héros triomphants à l'époque de la blaxploitation, les personnages et drames shaekspeariens de Chang Cheh manquaient un peu de "coolitude". Difficile en effet à l'époque de comparer le très maniéré Ti Lung à, par exemple, un Richard Roundtree. Le Nouveau Justicier de Shangaï consitue donc une partie de la réponse chinoise aux justiciers qui nettoyaient les ghettos de l'Oncle Sam et surtout à Shaft, modèle revendiqué et évident: musique funky calquée au rif wah-wah près sur la B.O. d'Isaac Hayes, veste en cuir de rigueur pour le héro, sexe, brutalité sauvage des combats, héro aux épaules carrées et à la stature massive (Chen Kuan-Tai, véritable champion de kung-fu de son état), montage sec et rythmé. Les changements ne sont cependant que cosmétiques et stylistiques. L'intrigue, elle, ne se démarque par particulièrement des autres films de gangsters de la Shaw Brothers (notamment Le Justicier de Shangaï, dont il consitue la suite) même si elle est asséchée des rebondissements dramatiques traditionnels pour laisser plus de place aux combats: un jeune caïd montant de Shangaï, Qiu Lian-Huan, se heurte aux parrains de la ville pour les beaux yeux d'une prostituée. Il y laissera sa peau non sans avoir exterminé la totalité du gang adverse à l'arme blanche et aux poings. S'avalant d'une traite, ayant plutôt pas mal veilli, dépourvu de la pâtine de série B fauchée qui plombe parfois certains films de Chang Cheh, Le Nouveau Justicier de Shangaï, dans les faits essentiellement réalisé par Pao Hsueh-Li, s'impose comme un sommet du film de gang asiatique.

Essentially realised by Chang Cheh assistant, Pao Hsueh-Li, Man Of Iron (no, not Iron Man) kicks literally ass.

mercredi 30 juillet 2008

Duel Sauvage (The Duel/Duel Of The Iron Fist/Revenge Of The Dragons) (Chang Cheh - Shaw Brothers/Wild Side Video - 1971)

David Chiang interprète Jen, le fils adoptif de l'un des caïd de la pègre d'une ville de Chine, en guerre avec un autre clan. Les choses s'enveniment et le père est tué. Forcé à l'exil, Jen décide de se ranger et de mener la vie honnête et laborieuse d'un coolie. Mais plusieurs tentatives d'assassinat le ramène vers sa ville natale, qu'il retrouve entre les mains de l'un des anciens bras droits de son père. Le frère de Jen a été chassé du gang et est devenu une épave alcoolique tandis que son ex petite copine est forcée à se prostituer dans l'un des bordels de ville. Forcément, Jen comprend alors que quelqu'un lui en veut peut-être, devient super véner et décide de se venger, exterminant à peu près la moitié de la Chine au couteau. Dans son oeuvre sanglante, il sera aidé par un puissant mercenaire habillé comme une folle de chez Michou (chemise bouffante blanche, mèche, petit pantalon moulant), joué par Ti Lung, son frère, à la recherche d'une rédemption, et un aubergiste maigrelet à l'air ahuri. On a coutume à avoir, avec nos yeux d'occidentaux, une lecture homoérotique de l'oeuvre de Chang Cheh alors qu'il ne s'agit (peut-être?) que de pudibonderie chinoise. Reste que Ti Lung, avec sa préciosité et sa mèche, ne ressemble que de loin aux canons du héro viril à l'occidental. Et nos deux héros n'ont de cesse de repousser les avances des femmes qui s'offrent à eux pour mieux combattre ensemble, côte à côte, au couteau, le torse nu luisant de sueur...
The Duel is a good kung-fu pian by Chang Cheh. Western eyes could see in it a strong homoerotic content.

vendredi 11 juillet 2008

Point Limite Zero (Vanishing Point) (Richard C. Sarafian - 20th Century Fox - 1971)

Kowalski, un soir, prend du speed et décide de faire le pari de rallier Denver à San Francisco, villes pourtant éloignées de 1500 kilomètres, en moins de 15 heures. Comme ça, sans raisons précises. On ignorera tout de ses motivations. On en apprendra juste un peu plus sur son passé (ancien du Vietnam, ancien flic, ancien pilote de course, sa petite amie surfeuse s'est noyée) et on le verra surtout foncer à travers trois Etats au volant de sa Dodge Challenger blanche immatriculée OA 5599, sur un fond sonore de musique soul, de country et de rock, poursuivit par la police et accompagné sur son auto-radio par un DJ aveugle et noir, Super Soul, qui en fait un héro des temps moderne. En chemin Kowalski croisera toute la contre-culture US: une charmante pompiste blonde, un vieux chasseur de serpent, un prédicateur retord et manipulateur à la tête d'une secte d'allumés en transe, deux braqueurs homos, un motard sur son roadster, la copine hippie de ce dernier faisant de la moto nue dans le désert etdont il déclinera l'invitation à joyeusement s'envoyer en l'air. Road-movie profondément mélancolique, bâti sur le principe d'un long flash-back, Point Limite Zero célèbre la liberté (foncer sans raison au volant de sa bagnole et n'obéir à aucune règle), le personnage de l'outlaw associal dont est friande l'Amérique et célèbre la fin du rêve hippie: Kowalski décidera finalement de se jetter avec sa voiture contre un barrage, s'envolant en fumée comme toutes les illusions des 60's. Un film culte (Tarantino s'en est largement inspiré pour son Boulevard De La Mort) pour de bonnes raisons, vraiment.
Trough the all time and american favorite figure of the outlaw, here a reckless driver, Vanishing Point, celebrates the end of the Flower Power ideals of the 60's.

samedi 5 juillet 2008

L'Enfer De Johnny Barrows (Mean Johnny Barrows) (Fred Williamson - Po' Boy Productions/PVB Distribution - 1976)

Les films de la grande époque de la Blaxploitation ont quasimment tous les mêmes points communs: des bandes originales du tonnerre de dieu, des affiches pop et sexy, des dialogues devenus cultes à force d'être samplés et...sont quand même souvent des putains de mauvais films. Mous du genoux, chiant, mals écrits, filmés avec les pieds, la plupart, même les plus mythiques (Fowy Brown ou Coffy par exemple), déçoivent immédiatement. L'Enfer De Johnny Barrows constitue par contre une agréable surprise. Bien sûr le début est un peu grotesque: sensée se dérouler au Vietnam, la première scène a surtout été tournée dans un terrain vague et ça se voit. L'accessoiriste était quant à lui franchement mauvais, affublant Fred Williamson, qui interprète Johnny Barrows, d'un casque en plastique trop petit qui a beaucoup du mal à contenir sa coupe afro et ses énormes rouflaquettes. Et puis, mine de rien, le film démarre avec son lot de jolie scène comme l'errance d'un Johnny Barrows à la recherche de sa rédemption, clochardisé dans les rues de San Fransisco. La problématique des relations entre les races est au coeur des films de blaxploitation, le plus souvent sur le mode de la revanche (le héro finissant toujours pas botter le cul de la mafia). Reposant sur une trame de série noire (sans jeu de mot à deux balles), L'Enfer De Johnny Barrows a l'ambition de s'affranchir des codes du genre (sauf la B.O. bien sûr, soul et funky en diable, qui emprunte pas mal de morceaux à l'album Strung Out, réalisé pour Motown par Gordon Staples & Motown Strings): à la recherche d'un job légal Johnny se lie d'amitié avec Tony, un boss italien de la mafia tout en refusant son offre de devenir un tueur. Ce sera la femme fatale de l'histoire, une jolie blonde nommée Nancy, qui entraînera Johnny sur des traverses qu'il souhaitait pourtant éviter. Seul problème en vrai, la qualité réellement pourrie du DVD, qui donne l'impression de regarder une vieille cassette VHS. Sauf si on considère que ça ajoute au charme...
Mean Johnny Barrows is a good blaxploitation movie, whose quality and plot are above the usual standard of the genre.

dimanche 15 juin 2008

Le Syndicat du Crime (A Better Tomorrow) - La Trilogie (John Woo/Tsui Hark - HK Video - 2008)

Des trois Syndicat Du Crime (A Better Tomorrow en anglais), je retiens avant tout trois scènes, complètement jouissives :

- Mark (Chow Yun Fat) s'allumant un cigarette avec un faux billet de 100 dollars au début du 1, avec un détachement et une coolitude tels que son personnage s'est trouvé aussitôt propulsé au panthéon des films de gangster, entre Scarface et son saladier de coke et la froideur détachée d'Alain Delon dans les films de Melville.

- Le flingage dans le restaurant taïwanais, toujours dans le 1, d'une brutalité et d'une inventivité (les flingues planqués dans les plantes) qui laissent encore pantois vingt ans après;

- L'"heroic bloodshed" à la fin du 2, hommage de John Woo au massacre final de La Horde Sauvage de Peckinpah, avec une petite préférence pour la scène dans laquelle Ti Lung s'empare d'un sabre pour découper quelques bad guys.

Pour le reste...Eh bien disons que ces trois films ont quand même pas mal vieillis et tout ceux qui comme moi attendait cette réédition avec l'impatience d'une pucelle américaine la veille du bal de fin d'année risquent d'être franchement cueillis à froid. La faute à une bande originale très 80's, aussi bonne que celle d'un épisode de Supercopter quand elle ne verse pas dans la canto-pop sirupeuse, d'un scénario tirant souvent trop facilement sur les ficelles du mélo, de scènes d'action bâclées (eh oui), une interprétation parfois approximative (les scènes du 2 situées à New-York sont indignes du talent de John Woo), d'effets de style datés (les contre-plongées grotesques et cheap). C'est d'autant plus rageant que le coffret vendu par HK Video est soigné: qualité impeccable des films, version longue inédite du troisième opus et interview fleuve (sur presque une centaine de pages!!!) et passionante de John Woo dans un livret magnifiquement illustré.
Apprécions donc d'autant plus à leur juste valeur ce qu'il y a de bon dans ces films et laissons tomber le reste:



Pour le fun et parce-qu'il y a des mecs qui n'ont que ça à foutre, la même scène avec le comptage des morts:



A Better Tomorrow 1 & 2 kick ass in three scenes (Chow Yun Fat lighting a cigarette with a bill in part 1, the taiwanese restaurant gunfight in part 1 and the "heroic bloodshed" at the end of part 2) but are desapoitingly corny for the rest.